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 Le fossé entre les sexes demeure large quand vient le temps d'investir d'après un sondage sur les RER de TD Waterhouse  (reprise)

  • Les hommes sont plus persuadés que les femmes d'atteindre leurs objectifs de retraite et détiennent en général plus d'actions et de fonds communs de placement.
  • Les femmes sont plus préoccupées que les hommes par l'augmentation des coûts de santé et par le besoin d'avoir assez d'argent pour une retraite confortable. 
  • Les femmes prévoient cotiser beaucoup moins que les hommes, mais elles le font chaque mois

TORONTO, ON, /CNW/ - La différence entre les sexes demeure un thème prédominant quand vient le temps d'investir dans un RER, d'après un  sondage sur les RER de TD Waterhouse. 

Sensiblement les mêmes proportions d'hommes et de femmes détiennent des RER (79 % contre 77 %); là s'arrêtent toutefois les similitudes. En ce qui concerne le type de placements, les habitudes de placements, la consultation de conseillers, les attentes sur les rendements et les inquiétudes face à la retraite, les sondages successifs de TD Waterhouse ont démontré de façon concluante que, comparativement aux hommes, les femmes investissent avec plus de prudence dans un RER, sont davantage préoccupées par le maintien de leur niveau de vie et l'accès aux soins de santé à la retraite, trouvent que l'action même d'investir est une source de stress et pensent qu'elles ne connaissent pas exactement le montant dont elles auront besoin pour avoir une retraite confortable.

En accord avec leur approche plus prudente en matière de placement, les femmes ont également plus tendance que les hommes à se fier aux conseils d'un professionnel et à en être satisfaites, en plus d'effectuer des cotisations mensuelles plutôt que de verser de gros montants en une seule fois dans leurs RER.

Le sondage a révélé que :

  • les hommes ont plus tendance que les femmes à investir dans les actions (40 % contre 33 %), les fonds communs de placement (59 % contre 52 %) et les fonds de titres à revenu fixe (12 % contre 6 %);
  • les femmes sont moins nombreuses que les hommes à penser qu'elles connaissent extrêmement ou très bien le monde des investissements (12 % contre 18 %); plus de la moitié des femmes (57 % contre 42 % des hommes) ne connaissent pas le montant dont elles auront besoin à leur retraite, et une proportion inférieure de femmes par rapport aux hommes (41 % contre 47 %) a calculé ce montant;
  • les femmes croient également qu'elles auront besoin d'un coussin de retraite considérablement moins important que celui des hommes (627 000 $ contre 797 000 $). Cependant, ce montant est sensiblement plus élevé que celui mentionné dans le sondage de l'année dernière (399 000 $ pour les femmes, 623 000 $ pour les hommes).

 "Dans l'ensemble, la perspective de la retraite continue d'être remarquablement plus sombre pour les femmes que pour les hommes", a déclaré Patricia Lovett-Reid, première vice-présidente de TD Waterhouse Canada Inc. "Les différences entre les sexes sont importantes et persistent d'année en année. Etant donné que notre sondage portait sur des attitudes, des attentes et des intentions plutôt que sur de réelles expériences, les implications socio-économiques y jouent un rôle important. Selon Statistique Canada, les femmes seules de plus de 65 ans étaient presque quatre fois plus nombreuses que les hommes célibataires à vivre sous le seuil de la pauvreté au Canada en 2002."

D'autres résultats du sondage :

  • Les femmes ont plus tendance que les hommes à faire des cotisations mensuelles.
  • Les femmes utilisent davantage les services d'un professionnel que les hommes (77 % contre 64 %), en sont très satisfaites (49 % contre 41 %) et préféreraient laisser quelqu'un d'autre s'occuper des détails de leurs placements (35 % contre 28 %).Seulement 24 % des femmes, comparativement à 41 % des hommes, ont extrêmement confiance ou très confiance en leur capacité de vivre une retraite confortable.
  • Les hommes ont plus tendance que les femmes à dire que c'est un bon moment pour investir, alors que les femmes demeurent incertaines.
  • Davantage de femmes que d'hommes (46 % contre 36 %) disent qu'elles compteront sur le Régime de pensions du Canada, le Régime de rentes du Québec ou la Sécurité de la vieillesse à leur retraite.
  • Plus de femmes que d'hommes (44 % contre 27 %) trouvent que l'investissement est une source de stress élevée ou modérée, citant le fait qu'elles manquent de temps pour évaluer leurs choix ou qu'elles   manquent d'argent pour investir.
  • Les femmes ont plus tendance que les hommes à s'inquiéter des problèmes liés à la retraite, comme la privatisation des soins de santé (57 % contre 43 %), l'augmentation des coûts en santé (62 % contre 48 %), le maintien de leur niveau de vie actuel à la retraite (48 % contre 39 %) et le fait de ne pas avoir assez d'argent pour toute la durée de leur retraite (44 % contre 32 %).
  • Les femmes sont moins nombreuses que les hommes (30 % contre 37 %) à affirmer qu'elles resteront probablement sur le marché du travail après l'âge de la retraite obligatoire. Cependant, parmi tous les répondants qui prévoient travailler après 65 ans, beaucoup plus d'hommes que de femmes (82 % contre 59 %) déclarent qu'ils le feront volontairement. ans la même catégorie (c'est-à-dire ceux qui prévoient travailler après la retraite), beaucoup plus de femmes que d'hommes (41 % contre 18 %) croient qu'elles y seront obligées.

"Les résultats de notre sondage donnent l'impression générale que les femmes sont plus inquiètes que les hommes au sujet de leur sécurité financière à la retraite, bien qu'elles se désengagent du processus d'investissement et qu'elles soient moins portées que les hommes à entreprendre les étapes nécessaires pour avoir une retraite confortable", termine Mme Lovett-Reid.

"Peu de femmes ont même entrepris la première étape, qui est de calculer correctement les revenus dont elles auront besoin à la retraite. Si les Canadiens veulent réduire le fossé de la pauvreté entre les hommes et les femmes à la retraite, il faudra trouver des moyens de communiquer à plus de femmes les connaissances nécessaires à l'investissement et accroître leur confiance de manière à combler ce fossé pour toujours."

Pour en savoir plus

 
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