Les perspectives des titres de détaillants comme Wal-Mart, La Senza et Reitmans

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*Source : Mes nouvelles

Malgré la récente annonce de Wal-Mart, un baromètre de l'industrie du détail, que l'entreprise n'atteindrait pas son objectif de ventes de décembre, les titres de détaillants figurent parmi les valeurs les plus recherchées cette année. Pourtant, il y a trois semaines à peine, les investisseurs avaient largué les titres de détaillants parce que les ventes des Fêtes ne n'atteignaient pas leurs espoirs les plus fous. Pourquoi ont-ils renoué en force avec ces titres en 2004?

Le fait est que les soi-disant problèmes de Wal-Mart ne s'étendent pas à l'ensemble des détaillants. Pourquoi?

  • Une période des Fêtes qui s'est achevée à la hausse et au-delà des prévisions pour plusieurs détaillants.
  • Des augmentations solides des ventes d'avant Noël de cartes-primes.
  • Un potentiel considérable de croissance des bénéfices en 2003 (malgré une année difficile dans l'industrie du détail).
  • Les baisses d'impôts (pour les ménages à faible revenu et à revenu moyen au moment où les factures des Fêtes vont arriver).
  • Les avis de hausse des bénéfices au quatrième trimestre pour plusieurs détaillants.
  • La poursuite de la reprise économique.

Ces facteurs positifs ont cependant mis en veilleuse les facteurs fondamentaux négatifs suivants :

  • Une plus grande pression sur les marges bénéficiaires au quatrième trimestre en raison des stocks excessifs.
  • La poursuite du démarquage des prix des vêtements (réduisant les bénéfices autant que cela avait été le cas au troisième trimestre).
  • Déception au sujet des ventes au détail totales et des bénéfices générés par la période des Fêtes (possiblement inférieurs aux prévisions plus optimistes d'avant les Fêtes).L'absence relative des consommateurs à faible revenu et à revenu moyen (les consommateurs qui ont recommencé à magasiner sont surtout les mieux nantis).

Est-ce que cela signifie que les investisseurs devraient encore larguer les titres de détaillants? Pas nécessairement. La perspective à long terme du secteur demeure positive.

  • La baisse de l'importance des ventes des Fêtes (réduisant la pression de vendre à tout prix les titres de détaillants après les Fêtes).
  • La bonne croissance des cartes-primes (qui viennent stimuler les ventes d'après les Fêtes).
  • Plus forte croissance des ventes des magasins fréquentés par les consommateurs mieux nantis).
  • Une reprise des dépenses de consommation.
  • Des promotions fondées sur des modèles informatisés qui cherchent à maximiser les prix tout en réduisant le plus possible les excès de stocks (ayant ainsi un effet moins prononcé sur les bénéfices).L'avenir n'est cependant pas tout rose. Il y a quelques écueils à considérer :
  • Poursuite de la pression à la baisse sur les prix (et donc sur les bénéfices).
  • Chômage relativement élevé (et insécurité d'emploi pour les ménages à faible revenu et à revenu moyen).
  • Baisse des activités de refinancement (qui ont stimulé les dépenses de consommation au cours des dernières années).Que faut-il en conclure? Compte tenu de la perspective à long terme des titres de détaillants, les investisseurs ne devraient pas s'attendre à ce que ces augmentations des ventes se traduisent directement en hausse des cours. Etre sélectif demeure un facteur clé.

Voici quelques-uns des titres compris dans ce groupe : Abercrombie & Fitch, AnnTaylor, Best Buy, Canadian Tire, Children's Place, Dillard's, Federated, Gap, Gendis, Gymboree, Compagnie de la Baie d'Hudson, J.C. Penney, Kenneth Cole, K Mart, Kohl's Corp., La Senza, Limited Inc., May Department Stores, RadioShack, Reitmans, Saks, Inc., San Francisco, SearsRoebuck & Co., Sears Canada, Talbots, Target et Wal-Mart.

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