Historiquement, au cours d’une année d’élections américaines, le S&P 500 a légèrement baissé dans la première moitié, et en moyenne augmenté d’un peu plus de 10 % dans la seconde moitié

Dans notre rapport de stratégie de portefeuille de juin, aussi dans nos Notes de stratégie de la semaine dernière, nous avons expliqué notre décision d’utiliser une valeur cible de 12 mois du TSX de 10 060, qui procurerait un rendement global de 20 % à partir du niveau auquel l’indice se transigeait tôt lundi matin, à 8 512. Nous demeurons donc pleinement investis dans nos trois principaux portefeuilles canadiens. Toutefois, depuis son dévoilement et sa justification, plusieurs clients nous ont demandé ce que cette valeur cible de 12 mois signifiait relativement au moment précis d’un sommet du marché américain. Dans la section suivante, nous tenterons de fournir certaines indications à cet égard.

Indications pour anticiper le prochain sommet du marché

Dans des Notes de stratégie précédentes, nous avons mentionné que le résultat des élections canadiennes aura moins d’impact sur les titres canadiens que celui des élections américaines. Historiquement, au cours d’une année d’élections américaines, le S&P 500 a légèrement baissé dans la première moitié, et en moyenne augmenté d’un peu plus de 10 % dans la seconde moitié. À la réélection d’un président républicain sortant, le marché américain a affiché des gains de 20 % dans la seconde moitié de l’année électorale. Le marché américain devrait alors être vigoureux dans la seconde moitié, que Kerry ou Bush devienne président pour les prochains quatre ans, mais beaucoup plus dans le cas de Bush, et que l’histoire se répète.

Ce tableau est instructif. Il démontre que, dans le marché baissier séculaire 1966-1982, le sommet de l’année du S&P 500 a eu lieu tôt après les élections, au cours des quatre occasions. De plus, trois fois sur quatre, le sommet de l’année électorale a représenté le sommet du marché haussier cyclique. En revanche, dans le marché haussier séculaire 1982-2000, le sommet de l’année électorale n’a représenté en aucun cas un sommet dans le marché haussier cyclique. Le sommet de l’année du S&P 500 s’est toutefois manifesté après les élections, à trois des quatre occasions. Comme nous l’avons souvent déclaré, un nouveau marché baissier séculaire a débuté en l’an 2000, lequel devrait durer de 10 à 15 ans. De 1962 jusqu’en 2000, le S&P 500 a été le premier indice à atteindre son plus haut niveau à chaque année électorale –soit en août. Ce sommet a également représenté à la fois le sommet du marché haussier cyclique et celui du marché haussier séculaire.

Nous pourrions donc conclure qu’il y a 75 % des chances que, dans la présente année électorale, le sommet du S&P 500 se révèle de novembre à décembre, et qu’il représente aussi le plus haut niveau du marché haussier cyclique amorcé en octobre 2002.

Historiquement, le TSX a souvent atteint son plus haut niveau après le S&P 500. Cela est dû au fait que le TSX englobe un plus grand pourcentage de titres cycliques. Le tableau suivant identifie les moments précis des divers sommets de ces deux indices, depuis 1966.


En somme, les chances sont d’environ 50 % que le marché américain touche son plus haut niveau autour de la période électorale, également d’environ 50 % qu’il l’atteigne à la fin de l’hiver. Au Canada, nous anticipons que le sommet pointera vers la fin de 2004 ou en 2005, tard au printemps ou tôt à l’été.

Pour consulter les chroniques précédentes "Bourse et prévisions", cliquez ici