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L'investissement
dans le capital de risque demande beaucoup d'efforts de recherches
Le rendement visé
est de 30% a 35% sur plusieurs rondes de financement.
Source : www.conseillerextra.ca (recherches
de gestion Talvest)
Contrairement aux sociétés ouvertes, dont tous les chiffres
sont connus, il peut être difficile d'évaluer les sociétés
privées. C'est pourquoi l'investissement à capital de risque
demande beaucoup d'efforts.
Pendant qu'un gestionnaire de fonds d'investissement et deux analystes
gèrent un portefeuille de 5 milliards $, d'au moins 100 actions,
le fonds de capital de risque typique comprendra peut-être une douzaine
d'analystes axés sur 40 entreprises ou moins, pour un portefeuille
de 50 à 500 millions $. Mais ils ne s'intéresseront pas
qu'aux chiffres. Ils prêteront attention à l'équipe
de direction et au plan d'affaires et y participeront souvent pour faire
avancer les choses.
" Les sociétés s'attendent à plus que de l'argent
de leurs investisseurs, déclare Tony Flynn, président de
Medical Discovery Management Corporation à Toronto, qui
gère le Fonds de Découvertes Médicales Canadiennes
(FDMC). Notre équipe d'investissement collabore avec plusieurs
entreprises du secteur des sciences de la vie et est capable d'aider les
sociétés de notre portefeuille et d'ajouter de la valeur
à mesure qu'elles croissent et se développent. "
Il n'est pourtant pas facile d'évaluer les profits potentiels
que recèlent ces entreprises. Avant d'investir, le FDMC pose
la question suivante : " Cette entreprise offre-t-elle quelque
chose d'unique ou encore sa technologie présente-t-elle de l'attrait?
"
Voilà qui est essentiel avec le capital de risque. " Nous
pensons que nous décuplerons notre mise avec les investissements
initiaux effectués dans les sociétés de technologie
qui se démarquent, affirme Peter Day, président de Technology
Investments Management Corporation (TIMCO), le gestionnaire du Fonds
de Croissance Canadien des Sciences et de la Technologie, à
London, Lorsque nous évaluons une entreprise la première
fois, elle a toujours un plan d'affaires. À partir de notre expérience
et de notre jugement, nous tâchons d'établir la faisabilité
de ce plan, le capital requis et le nombre de rondes de financement dont
l'entreprise aura besoin. "
À mesure que les sociétés privées traversent
plusieurs rondes de financement et que le risque d'un échec diminue,
il en va de même pour le taux de rendement, selon M. Day. Mais
il vise néanmoins un rendement de 30 à 35 % sur plusieurs
rondes de financement.
Au Canada, les sociétés privées seront très
souvent acquises par de grandes sociétés ouvertes précisément
en raison de leur technologie intéressante. La valeur de cette
technologie est fonction de ce que les acheteurs sont prêts à
payer pour l'obtenir, tout comme avec les marchés boursiers. Ce
que les acheteurs sont prêts à payer constitue la base de
l'évaluation des entreprises dans un portefeuille à capital
de risque. Les investissements sont généralement effectués
à la valeur comptable de l'investissement initial. Lorsque les
entreprises auront besoin d'un capital accru, il y aura d'autres rondes
de financement, ce qui permettra d'accroître ou de diminuer la valeur
de l'investissement.
" En bout de ligne, ajoute M. Day, c'est un processus à très
long terme. Il faut plusieurs années pour que ces entreprises croissent.
" Et c'est exactement là-dessus que misent les investisseurs
patients.
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