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Fini
les conseils d’administration "mouton" selon Stephen A.
Jarislowky. Les scandales financiers est-ce terminé?
*Chronique diffusée
sur le site de Radio-Canada.ca,
dans la rubrique Maisonneuve diffusée le 16 décembre 2002.
Voici les points saillants
qu’on retient d’une entrevue de Pierre Maisonneuve avec Stephan
Jarislowsky, l’un des principaux gestionnaires au Canada.
- Il participe à
une coalition de gestionnaires représentant $400 milliards sous
gestion.
- La confiance reviendra
avec le temps envers les entreprises.
- Les investisseurs
écoutaient des soi-disant experts.
- Tout le monde
voulait faire de l’argent trop vite pendant la bulle spéculative.
- Les émotions,
les menteurs, les fraudeurs étaient les dirigeants de plusieurs
grandes entreprises.
- Les lois n’ont
jamais pu cesser ces abus.
- Les investisseurs
ont perdu à la bourse après avoir obtenu de bons rendements
durant les années précédentes.
- Les gestionnaires
n’ont pas fait un bon travail, car les gestionnaires sont les
grands investisseurs et ne sont pas assez préoccupés de
la composition des membres des conseils d’administration.
- M. Jarislowky,
avec sa coalition de gestionnaires, est maintenant plus écouté
sur la bonne gouvernance des entreprises.
- La coalition a
pour mission de faire le ménage en proposant que les conseils
d’administration soient indépendants et soient composés
de membres avec de grandes qualités.
- Un des problème
des conseils d’administration est qu’il y a beaucoup de
gens qui sont intègres, mais beaucoup ne font pas un bon travail.
Les membres des conseils ne lisent que ce que le président distribue
comme information. Un des problèmes est que le président
est souvent le président du conseil. Le conseil devrait être
indépendant et être différent des officiers de la
compagnie.
| Pour
regarder l'émission de Maisonneuve |
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Scandale financier, est-ce terminé?
*Résumé
de l’émission "Les affaires et la vie" de radio-canada.ca,
le 4 janvier 2003.
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Le
siège social d'Enron |
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Les scandales
financiers auront marqué l'année 2002 surtout aux
États-Unis mais aussi au Canada. Pensons à Enron, Worldcom,
Tyco, Cinar…
Des affaires de fraude, de manipulations comptables, de mauvaise
gestion, de manque de transparence…Des enquêtes criminelles
dans plusieurs cas…L'image des grandes entreprises
en a pris pour son rhume. Et la confiance des investisseurs
envers les gestionnaires du secteur privé s'est étiolée.
La gestion d'entreprise va-t-elle s'améliorer? Daniel Bordeleau
réfléchit à la question en compagnie de Bernard
Saint-Clair Desgagné, professeur aux HEC, Pierre
Paquette, député de Joliette aux Communes et critique
financier du Bloc québécois, l'expert-conseil
en fonds de pension Jean-Luc Landry, de Landry Morin
et Yves Michaud, fondateur de l'Association de
protection des épargnants et investisseurs du Québec.
Les principaux commentaires
apportés par Jean-Luc Landry et les autres interlocuteurs:
- Il y a une crise
de confiance en Amérique du nord envers les entreprises.
- On devrait modifier
le code criminel.
- Les administrateurs
devront être plus responsables.
- Les salaires des
dirigeants grâce aux options sont exagérés et non
justifiés. Il y a un salaire optimal par catégorie d’emploi,par
exemple les politiciens ne sont pas assez payés, mais les dirigeants
d’entreprises sont parfois trop bien payés. L’attribution
des options devrait être reliée à l’effort
des dirigeants. Les options sont très utiles surtout pour les
petites entreprises qui n’ont pas les moyens de payer de bons
salaires.
- La réglementation
sera plus sévère surtout sur les divulgations d’informations
financières, sur l’indépendance des vérificateurs,
les méthodologies de vérifications, sur ceux qui sonnent
l’alarme dans les entreprises.
- On devra séparer
le travail de consultation des vérificateurs de celui de la vérification.
- Le marché
exagère les l’impacts des scandales financiers.
- Le système
actuel travaille pour ramener la confiance.
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