Correction du secteur immobilier en 2004?

Les seules ombres au tableau seraient une hausse des taux hypothécaires et la stagnation du marché de l'emploi.

*Source : Mes nouvelles

Dans le marché capricieux d'aujourd'hui, il faut toujours garder l'oeil ouvert afin de voir venir tout recul éventuel d'un secteur donné. Il ne faut donc pas se surprendre de constater qu'une perspective laissant entrevoir quelques lézardes puisse inciter les investisseurs à se demander si le secteur de l'habitation a déjà touché un plafond.

La perspective : malgré le rythme effréné des ventes de maisons neuves en 2003, on s'attend à ce que la construction de maisons neuves ralentisse en 2004. Cela pourrait entraîner une certaine correction du secteur immobilier à court terme.

Qu'en est-il au juste des titres immobiliers? Plusieurs analystes s'attendent à ce que le secteur demeure vigoureux jusqu'à la fin de 2004. Les facteurs fondamentaux suivants expliquent cet optimisme :

  • Des bénéfices vigoureux.
  • Le potentiel que représente des taux hypothécaires invitants au moins jusqu'à la fin de 2004 (et leur aptitude éprouvée à soutenir les marchés canadiens et américains même en cas de ralentissement économique, d'attentats terroristes et de guerre comme celle en Irak).
  • La plus grande confiance des consommateurs face à l'achat d'actifs onéreux comme une habitation (compte tenu de l'amélioration de l'économie).
  • Aux États-Unis, les ventes de maisons neuves individuelles devraient augmenter à un sommet de plus de 1 million d'unités en 2003 (et bénéficier d'une croissance relativement régulière en 2004).
  • Au Canada, les constructeurs de maisons neuves prévoient que les mises en chantier vont atteindre 199 000 unités en 2003 (et 189 000 en 2004).

Les seules ombres au tableau seraient une hausse des taux hypothécaires et la stagnation du marché de l'emploi :

  • Avec des taux hypothécaires à leur niveau le plus bas des 45 ou 50 dernières années, toute hausse augmenterait le coût d'acquisition d'une maison, incitant les gens à y penser à deux fois avant d'acheter (plutôt que de louer).
  • Un marché de l'emploi en stagnation pourrait avoir des effets néfastes sur la confiance des consommateurs, décourageant certains d'acheter des maisons neuves.

On s'entend pour dire que les fondations de l'industrie de l'habitation demeurent très solides. Bien que l'évolution du secteur puisse être touchée en cas de virage inattendu de la demande des consommateurs, des taux d'intérêt ou du potentiel évident de revenus, les facteurs fondamentaux ne devraient pas bouger de façon radicale.

Que faut-il en conclure? Compte tenu que les taux hypothécaires demeurent très bas et que les signes d'une reprise économique sont plus probants, le secteur de l'habitation pourrait bien avoir encore un peu d'espace pour s'apprécier - et procurer aux investisseurs d'autres gains à brève échéance.

Voici quelques-uns des tires compris dans ce groupe : Boardwalk Equities, Centex, Dundee Realty, D.R. Horton, FirstService, KB Home, Lennar, Pulte Home, Ryland, Standard Pacific et Toll Brothers.

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