Les investisseurs devraient-ils se ruer vers l'or?

Source : Mes Nouvelles Talvest

Pour bien des investisseurs, l'or est synonyme de sécurité. Il constitue une bouée de sauvetage psychologique formidable en cas d'incertitude, mais on ne peut pas vraiment s'y fier pour bénéficier d'une protection véritable.

D'un point de vue historique, les investisseurs se sont toujours tournés vers les aurifères en temps de crise. Compte tenu de la menace terroriste, de l'incertitude des marchés et des scandales comptables, il ne faut pas se surprendre de voir que de plus en plus d'investisseurs soient sous le charme de l'or, un refuge classique.

Mené par les aurifères, le groupe des métaux précieux a fait meilleure figure que l'ensemble du marché cette année. Outre les raisons citées précédemment, le cours des aurifères est soutenu par un certain nombre de facteurs :

  • moins de ventes par les banques centrales;
  • un dollar américain plus faible;
  • les achats importants du Japon avant la mise en place de modifications à la réglementation régissant les banques (compte tenu des inquiétudes qui entourent la stabilité des banques et de la devise du pays);
  • des marchés boursiers extrêmement rébarbatifs;
  • la poussée des métaux de base.

Il y a aussi le cours de l'or lui-même. Depuis le début de 2002, l'or a grimpé d'environ 12 % - et il se transige à des niveaux qu'on n'avait pas vus depuis la fin de 1999 (époque à laquelle l'or avait chuté à 251,95 $ l'once, quelques jours à peine après que le Dow-Jones ait atteint un sommet de 11 326 points).

Avec les facteurs fondamentaux soutenant le cours de l'or à court terme, un certain nombre d'analystes sont d'avis que le métal précieux pourrait atteindre une fourchette de 335 $ à 350 $ l'once d'ici neuf à douze mois. De ce point de vue, les investisseurs devraient considérer tout retrait à court terme du marché de l'or comme un repli temporaire ou encore, une occasion d'achat à moyen terme.

Quels sont les signes qui feraient qu'un repli temporaire n'est plus un repli temporaire?

  • Si les marchés boursiers se remettent de leur marasme des deux dernières années;
  • Si le dollar américain regagne du terrain par rapport aux autres grandes devises.

Le seul bémol a trait aux évaluations des titres aurifères, qui sont encore quelque peu élevées (juste un peu), étant donné que les bénéfices de sociétés d'exploitation aurifère commencent à peine à se remettre des faibles niveaux observés précédemment. Par conséquent, les gains des aurifères vont probablement être plus limités au cours des semaines et des mois à venir.

Quelle conclusion peut-on tirer de tout cela?

Les titres aurifères, qui devraient continuer à jouer un rôle de refuge en ces temps incertains, peuvent faire contrepoids à la baisse des actions au sein d'un portefeuille bien diversifié. Ainsi, les investisseurs qui ajoutent l'or à un portefeuille d'actions et d'obligations peuvent espérer des rendements plus stables et diminuer leur niveau de risque.

Voici quelques titres nord-américains de ce secteur : Aber Diamond, Agnico-Eagle Mines, AngloGold, Barrick Gold, Dia Met Minerals, Echo Bay Mines, Franco-Nevada Mining, Glamis Gold, Goldcorp, Hecla Mining, Homestake Mining, Kinross Gold, Meridian Gold, Newmont Mining, North American Palladium, Pan American Silver, Placer Dome et TVX Gold.


 

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