L'industrie aérienne vit encore des moments difficiles.

Tous les signes semblent aller à l'encontre d'une stratégie d'achat et de conservation des titres.

Source : Mes Nouvelles Talvest

C'est la chute libre et, malheureusement, cela n'a rien de nouveau. Décimée par de piètres bénéfices et ébranlée par la menace d'autres attaques terroristes contre les É.-U., l'industrie aérienne vit encore des moments difficiles. La question à laquelle les investisseurs font face est simple : doivent-ils miser sur les titres de sociétés aériennes à court ou à long terme? Autrement dit, doivent-ils investir dans ces titres?

Tous les signes semblent aller à l'encontre d'une stratégie d'achat et de conservation des titres :

  • Énormes pertes d'exploitation
  • Relations difficiles entre patrons et travailleurs (surtout aux É.-U.)
  • Nature très cyclique de l'industrie aérienne
  • Demande toujours faible des voyages d'affaires
  • Baisse du nombre d'occasions de revenus
  • Structures de coûts gonflées
  • Compétitivité en matière de prix
  • Hausse des prix du combustible, des mesures de sécurité et de l'assurance

Bien que l'industrie, qui englobe des sociétés qui possèdent et exploitent des avions de passagers, tente de changer de cap - en alignant sa structure de coûts en fonction des occasions de revenus actuelles - le spectre de la guerre avec l'Irak et d'autres attaques terroristes sont pratiquement une garantie que le retour à la rentabilité sera pénible.

Cela ne veut pas dire qu'il faille vous désintéresser complètement de tous les titres de sociétés aériennes. Plusieurs analystes croient que les investisseurs ont davantage à gagner en transigeant sur des titres de transporteurs régionaux à prix abordables plutôt que sur ceux des grands transporteurs. Pourquoi? En raison de modèles d'affaires plus maniables qui tiennent mieux la route lorsque les temps se corsent. Par exemple, bien que Southwest, JetBlue et AirTran Holdings aient réalisé des profits en 2002, AMR Corp. et Delta ont subi des pertes.

Conclusion? Bien que les transporteurs à taux réduits puissent intéresser, il n'y a aucun intérêt à acheter et à conserver à long terme les titres de sociétés aériennes, à moins d'un changement aux perspectives à long terme.

Voici quelques titres de ce groupe : Air Canada, AirTran, Alaska Air Group, AMR Corp., America West, Continental Airlines, Delta Airlines, Frontier Airlines, JetBlue, Northwest Airlines, SkyWest, Southwest Airlines, Transat A.T. et WestJet Airlines.

Référence : Recherches de Gestion financière Talvest

Les transporteurs aériens sont en crise, Air Canada en souffre, West Jet s’en sort bien. Quelle est l’avenir de cette industrie ?

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