L'intérêt pour les titres de consommation discrétionnaire est-il toujours aussi grand?

* Source : Mes nouvelles

Peter Lynch, un gestionnaire de fonds renommé, pense que c'est ce que vous devriez faire, tout comme Warren Buffett, d'Omaha Oracle. En fait, les deux croient que les investisseurs devraient toujours prendre leurs décisions de placement en fonction de ce « qu'ils savent ». Et c'est exactement ce que les investisseurs ont fait, permettant du coup au secteur de la consommation discrétionnaire de faire bonne figure. Ce qui soulève la question suivante : Que savaient donc les investisseurs pour propulser ce groupe vers de nouveaux sommets? La réponse se trouve notamment dans ces facteurs fondamentaux :

  • Remboursements d'impôt supérieurs aux prévisions
  • Augmentation du revenu disponible
  • Taux d'intérêt à un creux historique
  • Ventes records de maisons
  • Sorties plus fréquentes dans les restaurants
  • Remontée du tourisme d'agrément
  • Demande accrue d'appareils électroniques grand public et d'articles de prix unitaire élevé
  • Augmentation des refinancements hypothécaires
  • Offres de financement attrayantes pour les consommateurs

À eux tous, ces facteurs fondamentaux ont stimulé les dépenses élevées des consommateurs face à un marché de l'emploi en difficulté. Comme le secteur de la consommation discrétionnaire englobe des industries (de l'automobile au commerce de détail) qui ont tendance à tirer largement profit de la hausse de confiance des consommateurs, il a affiché l'un des meilleurs rendements au cours de la dernière année.

Comme on s'attend à une économie plus vigoureuse et à une croissance de l'emploi, les consommateurs peuvent continuer de dépenser. Les titres de consommation discrétionnaire sont donc en bonne position en raison des facteurs suivants :

  • Croissance marquée potentielle des profits
  • Bilans vigoureux
  • Évaluations relativement attrayantes (étant donné la possibilité d'une croissance supérieure des bénéfices)
  • Modèles d'affaires solides et bien définis
  • Période des remboursements d'impôt
  • Taux d'intérêt historiquement faibles
  • Hausse des refinancements hypothécaires (déjà à des niveaux qu'on n'avait pas vus dans les cycles économiques antérieurs)
  • Contexte positif pour les marchés boursiers (favorable à la confiance des consommateurs)

L'an dernier, ces facteurs fondamentaux auraient suffi pour qu'on recommande une surpondération du portefeuille dans ce secteur. Cette année, les investisseurs devraient également tenir compte des facteurs suivants, moins prometteurs, avant de prendre une décision de placement finale relativement à ce secteur :

  • Ratios cours-bénéfice supérieurs à la moyenne (ce qui place les titres de consommation discrétionnaire parmi les plus chers du marché)
  • Appréhensions accrues face aux cours des titres en général (ce qui pourrait nuire à la confiance des consommateurs)
  • Inquiétudes plus vives face à la croissance de l'emploi (compte tenu des rapports mensuels décevants) et, par conséquent, cadence inégale de la reprise économique
  • Ratios risque-rendement moins attrayants (le secteur pourrait ne pas respecter les attentes très élevées du marché)
  • Effets éphémères de la stimulation fiscale printanière (susceptible de ne pas augmenter la demande des consommateurs à long terme à un niveau propice à l'emploi)

Conclusion? En dépit des perspectives de dépenses élevées des consommateurs en 2004, l'actuel contexte du secteur de la consommation discrétionnaire est plutôt mitigé. Pour obtenir des rendements positifs, les investisseurs ont donc tout intérêt à se tourner vers une sélection des titres dans des domaines précis de ce groupe.

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