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Objectif commun
: la prospérité en Chine *Source : Conseiller extra En novembre 2002, quelques mois seulement avant de quitter son poste de président de la Chine, Jiang Zemin a prononcé une importante allocution au Congrès du parti communiste, dans laquelle il a exposé l'idéologie dominante qu'il souhaitait laisser en héritage. «Nous devons nous adapter... (et) faire un effort conscient pour affranchir notre esprit des entraves que constituent les idées, les pratiques et les systèmes désuets», a-t-il déclaré, ajoutant que le moment était venu pour le gouvernement de «permettre aux gens de marcher ensemble vers un objectif commun de prospérité (et) de les encourager à se créer une richesse collective.» Cette brève déclaration résume l'attitude de la Chine actuelle : non plus repliée sur elle-même, mais déterminée à s'imposer comme une grande puissance économique du XXIe siècle. Ayant déjà été accepté dans l'Organisation mondiale du commerce et choisi pour accueillir les Jeux olympiques d'été de 2008, et ayant reçu plus de 50 milliards de dollars d'investissement direct, le pays est bien engagé dans cette voie. La demande
des consommateurs Dans une économie plus ouverte, le niveau de vie ne pourra que s'améliorer et la demande chinoise pour les services et biens de consommation ira en augmentant. Le secteur automobile en fournit peut-être l'exemple le plus frappant - selon le Guardian, d'ici la fin de l'année, pas moins de quatre millions de voitures seront construites en Chine, qui supplantera la France au quatrième rang des pays producteurs de voitures. Cette consommation grandissante a contribué à propulser considérablement l'économie nationale. Tandis que l'Allemagne, considérée comme le moteur commercial de l'Europe, affichait des gains de moins de 1 %, le PIB de la Chine réalisait une remarquable progression de 8,2 % pour les six premiers mois de 2003. Risques et
bénéfices Même si les choix offerts aux épargnants sont encore limités, il leur est possible de prendre part à cette phase d'expansion - par l'intermédiaire de fonds communs de placement spécialisés, comme le Fonds Chine Plus Talvest, ou en achetant des actions de sociétés qui exportent beaucoup en Chine. Deux gestionnaires de portefeuille chez GE Asset Management - Jonathan L. Passmore et Ping Zhou - ont comparé la Chine au Japon des années 80. «Il est très rare que l'on voie un pays étranger qui, confronté aux réalités des modèles de gestion occidentaux, ouvre ses frontières à une échelle comme celle de la Chine», disent-ils, qualifiant cet événement «d'occasion unique dans l'histoire tant pour les investisseurs que pour les chefs d'entreprise.» Si c'est le cas, le moment est peut-être venu pour vos clients de songer à ce que la Chine pourrait apporter à leur portefeuille.
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