Les reprises boursières signifient habituellement que les investisseurs ont ressuscité les titres de croissance, laissant derrière les noms défensifs comme les titres de boissons

*Source : Mes nouvelles

Portons un toast à un secteur défensif classique : les boissons. Avec la progression dont bénéficie l'ensemble des marchés jusqu'à maintenant cette année, on peut bien se demander comment se débrouillent des titres à vocation défensive comme ceux du secteur des boissons. Après tout, les reprises boursières signifient habituellement que les investisseurs ont ressuscité les titres de croissance, laissant derrière les noms défensifs. Bien entendu, les titres défensifs ne se valent pas tous les uns les autres. Certains sont plus effervescents que d'autres, comme ceux du secteur des boissons, par exemple. Ce groupe ne s'est pas laissé embouteiller et a égalé le rendement du marché.

La grande question : le succès va-t-il éventer le pétillant du secteur des boissons à court terme? Plusieurs analystes croient que non. Malgré une reprise non créatrice d'emplois aux É.-U. et une croissance plus lente au Canada, la perspective à court terme pour l'industrie des boissons demeure positive. La plupart des analystes estiment que le secteur va conserver sa vigueur grâce aux facteurs fondamentaux suivants :

  • Le scepticisme qui perdure au sujet de la vigueur de la reprise des marchés (compte tenu des problèmes géopolitiques non résolus, de la croissance anémique dans la zone euro, des prix élevés du pétrole et de la faiblesse du marché de l'emploi).
  • Le potentiel de solide croissance des bénéfices (en raison des améliorations constantes de productivité et des taux élevés d'utilisation de la capacité).
  • Des recettes appréciables.
  • Des antécédents de bénéfices fiables.
  • Un contexte favorable d'établissement des prix (surtout pour les boissons alcoolisées).
  • L'amélioration des tendances démographiques.
  • Les tendances de consommation à la hausse.

Pour toutes ces raisons, à court terme, les sociétés du secteur des boissons représentent une alternative aux titres de croissance.

Même les perspectives à longue échéance du secteur sont favorables en raison des facteurs suivants :

  • Consolidation de l'industrie (entraînant de meilleures synergies et des réductions des coûts).
  • Innovation des marques.
  • Amélioration de l'économie américaine (pouvant mener à des taux de croissance des bénéfices atteignant les deux chiffres).

Encore une fois, l'idée que la demande des consommateurs demeure relativement constante, que l'économie se porte bien ou mal, tient la route.

Si bien des investisseurs persistent à ingurgiter des titres du secteur des boissons, certains analystes sont d'avis qu'à l'image du faux col qui chapeaute une bière, les succès du secteur ne vont pas durer. Le secteur des boissons pourrait être touché par les difficultés suivantes :

  • Un approvisionnement excessif de raisins qui afflige les producteurs de vin (menant à une concurrence féroce).
  • Le ralentissement économique qui fait baisser les ventes de boissons haut de gamme.
  • L'établissement de prix avantageux pour aller chercher des parts de marché.

Que faut-il en conclure? S'il est vrai que les titres défensifs du secteur des boissons réconfortent les investisseurs échaudés durant les périodes baissières, les perspectives favorables du secteur à court terme pourraient être gênées par certains problèmes sectoriels et par le moins grand besoin des investisseurs d'éviter les risques.

Voici quelques-uns des titres compris dans ce groupe : Andrés Wines, Anheuser Busch, Boston Beer, Cadbury Schweppes, Coca-Cola, Coca-Cola Enterprises, Coors, Constellation Brands, Les Distilleries Corby, Cott, Industries Lassonde, Molson, PepsiCo, PepsiAmericas, Robert Mondavi et Vincor.

Pour connaître l’évaluation d’Orientation Finance de Coca-Cola, Coca-Cola Enterprises, Coors, Industries Lassonde, PepsiCo et Vincor
Cliquez ici Gratuit

Pour consulter les chroniques précédentes "Investir selon les tendances", cliquez ici