Les titres des mines et métaux

Plusieurs analystes estiment que le secteur des mines et métaux va continuer à offrir un rendement supérieur au marché.

*Source : Mes nouvelles

Les investisseurs semblent être incapables de se brancher au sujet des mines et métaux. Ce groupe est apparu et disparu à répétition de la liste des meilleurs rendements du marché au cours des derniers mois. Les analystes en sont-ils surpris? Pas du tout. Si notre dépendance sur les métaux et les minéraux assure une demande stable pour ce secteur, les sociétés qui produisent ces matériaux de base sont soumises au caractère imprévisible des cycles économiques qui commandent les marchés.

Aujourd'hui cependant, le secteur canadien des mines et métaux constitue la saveur préférée du marché (au 19 septembre) :

  • Après qu'un analyste de Merrill Lynch & Co ait haussé la cote de «neutre» à «achat», les titres de la société minière Inco ont augmenté de 60 cents pour atteindre 38,46 $, un sommet de six ans.
  • Les contrats à terme de nickel se sont transigés à Londres près d'un sommet atteint précédemment il y a 3 1/2 ans.
  • Les titres de Teck Cominco, qui exploite des mines d'or, de cuivre et de zinc, ont gagné 27 cents à 15,10 $.
  • Noranda, la société minière ayant le plus gros chiffre d'affaires au Canada, s'est apprécié de 7 cents pour toucher 14,30 $.
  • Ivanhoe Mines a bénéficié d'une hausse de 54 cents pour atteindre 7,68 $.

Les investisseurs vont-ils continuer à apprécier le secteur des mines et métaux? De dire Stephen Carlin, gestionnaire de portefeuille du Fonds Global de Ressources Talvest : «Les investisseurs devraient s'attendre à ce que les perspectives des métaux de base continuent de s'améliorer durant le reste de 2003 et au début de 2004.»

Plusieurs analystes sont d'accord. Ils estiment que ce secteur typiquement cyclique va continuer à offrir un rendement supérieur au marché en raison des facteurs suivants :

  • L'intensification de la reprise économique américaine (qui pourrait compenser l'effet négatif de la vigueur du dollar canadien sur les coûts d'exploitation).
  • La crainte d'une poussée inflationniste.
  • La faiblesse des stocks de nickel, de cuivre et d'aluminium.
  • La baisse de la production minière.
  • La reprise graduelle de la demande de matières premières (et une reprise des ventes).
  • De meilleures perspectives de hausse des prix.
  • Des améliorations considérables des modes d'exploitation.
  • La réduction de l'approvisionnement résultant des faillites de producteurs.
  • Les faibles dépenses d'exploration.

Bien sûr, il y a aussi des analystes qui sont d'avis que les titres du secteur des mines et métaux ont atteint leur pleine valeur - avec peu de marge de manoeuvre pour toute autre appréciation à courte échéance. Étant donné que les facteurs ci-dessus devraient entraîner une amélioration considérable des perspectives de bénéfices des sociétés de ce secteur, chose que peu de secteurs peuvent assurer, les investisseurs peuvent s'attendre à d'autres hausses du bénéfice par action, au rythme de la reprise cyclique.

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