Investir dans les grands de l’automobile

En règle générale, les ventes d'automobiles sont très cycliques.

*Source : Mes nouvelles

La fin de 2003, il était difficile pour bien des analystes d'identifier de solides facteurs fondamentaux qui auraient permis au secteur de l'automobile d'atteindre un taux de croissance acceptable. Acceptable, bien entendu, aux yeux de l'investisseur intéressé par ce secteur. Au cours des six derniers mois, le marché général a délaissé les titres de fabricants automobiles. Maintenant que juin est bien amorcé, les perspectives de ce groupe ont-elles beaucoup changé? Pas vraiment.

Plusieurs analystes n'ont pas vraiment changé leurs positions face aux facteurs fondamentaux suivants :

  • Poursuite des primes pour stimuler la demande (ce qui réduit considérablement les marges de profit, une mauvaise chose dans l'état actuel des marchés financiers)
  • Signes continus d'une reprise du chômage aux É.-U., ce qui pourrait faire fléchir la demande future
  • Preuves d'une possible saturation pour ce qui est des offres de financement à 0 % (un autre facteur susceptible de réduire la demande générale de véhicules automobiles)
  • Prudence en matière de bénéfices prévus (surtout de la part de GM et de DaimlerChrysler)
  • Annonces récentes de baisses de la production pour le troisième trimestre
  • Négociations ouvrières en cours avec la U.A.W. (qui pourraient mener à des résultats négatifs)
  • Difficulté à réaliser d'autres baisses de coûts

Du côté des bonnes nouvelles, les titres du secteur de l'automobile, qui comprend les fabricants de véhicules automobiles et de pièces d'autos, les fabricants de véhicules lourds tels que les camions et les autobus, les fabricants de véhicules récréatifs et les fabricants de motocyclettes et de motoneiges, pourraient tirer profit des facteurs suivants :

  • Dollar US faible (ce qui produira éventuellement une hausse du volume des ventes mondiales)
  • Dividendes attrayants (une situation idéale pour les investisseurs allergiques au risque)

D'autre part, on a de plus en plus confiance dans l'économie suite aux récentes politiques de stimulation monétaire et fiscale. Qu'est-ce que cela veut dire pour le secteur de l'automobile? En règle générale, les ventes d'automobiles sont très cycliques, ce qui correspond fortement à chaque stade du cycle économique actuel. Une économie américaine plus vigoureuse pourrait donc se traduire par de meilleures perspectives pour l'industrie de l'automobile.

Conclusion? Bien qu'un redressement de l'économie soit de bon augure pour les titres de fabricants automobiles, le groupe pourrait continuer de traîner de la patte sur le marché général pendant que les investisseurs sont à l'affût de signes définitifs d'une demande durable et de relations de travail relativement harmonieuses.

Voici quelques titres de ce groupe : DaimlerChrysler, Fiat, Ford Motor, General Motors, Honda, Nissan, Peugeot, Renault, Toyota et Volkswagen.


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