Tendance pour les titres des  transporteurs aériens

Chaque hausse de 1 $ du prix d'un baril de pétrole coûte aux transporteurs aériens américains une somme de 425 millions de dollars par année.

*Source : Mes nouvelles Talvest

Ce qui est bon pour l'un ne l'est pas forcément pour l'autre. La flambée des prix du pétrole sert bien les profits et les titres des pétrolières, mais elle n'a pas le même effet sur la rentabilité des sociétés aériennes, ni sur le rendement de leurs actions.

Selon l'Association du transport aérien, un regroupement américain de sociétés aériennes, chaque hausse de 1 $ du prix d'un baril de pétrole coûte aux transporteurs aériens américains une somme de 425 millions de dollars par anné e. Il n'est donc pas étonnant de voir les investisseurs au Canada et aux É.-U. clouer au sol leurs actions de sociétés aériennes.

Bien sûr, si personne ne veut conserver d'actions de sociétés aériennes, est-ce que cela signifie que ces actions méritent de perdre de l'altitude? Tout est question de point de vue. Si vous êtes anti-conformiste, le moment est sans doute idéal pour vous intéresser à ce secteur.

Plusieurs observateurs de l'industrie estiment que le groupe des sociétés aériennes a le potentiel voulu pour s'élever au-dessus des nuages . Voici pourquoi :

  • perspective d'une reprise économique soutenue aux É.-U.;
  • signes d'une reprise des déplacements par avion (compte tenu d'une hausse sur un an en mai de 12 % des passagers-kilomètres payants, une mesure de la demande équivalant au nombre total de passagers transportés multiplié par le nombre total de kilomètres de vol);
  • occasions offertes par le sous-secteur des transporteurs à rabais (qui envahissent les zones où se situent les plaques tournantes traditionnellement dominées par les grandes sociétés aériennes);
  • réduction de la dette à long terme (mesure particulièrement importante en raison du piètre bilan financier de nombreux transporteurs); amélioration des
  • relations de travail des grands transporteurs (propice à la rentabilité);
  • expansion des alliances mondiales;
  • potentiel de l'ajout de jets régionaux pour certains grands transporteurs;
  • évaluations relativement intéressantes (ratios cours-ventes et cours-valeur comptable égaux ou inférieurs aux moyennes des cinq dernières années).

Du côté des mauvaises nouvelles...

  • déplacements aériens : tendances incertaines depuis les événements du 11 septembre;
  • échec des tentatives de hausse des tarifs;
  • flambée des prix du carburant aviation (à un sommet des 20 dernières années) et hausse résultante des dépenses de carburant;
  • concurrence féroce des transporteurs à rabais en démarrage;
  • coûts fixes élevés;
  • dépenses de main-d'oeuvre plus élevées;
  • vulnérabilité aux pressions exercées sur l'établissement des prix;
  • régimes de retraite insuffisamment capitalisés.

Que faut-il en conclure? Sans égard à l'amélioration des revenus et d'autres facteurs fondamentaux, les titres de transporteurs aériens ne s'adressent pas à ceux qui ont les nerfs fragiles, compte tenu de l'incertitude des tendances observées dans les déplacements aériens depuis les événements du 11 septembre .

Voici quelques-uns des titres compris dans ce groupe : Air Canada, AirTran, Alaska Air Group, AMR Corp., America West, Continental Airlines, Delta Airlines, Frontier Airlines, JetBlue, Northwest Airlines, SkyWest, Southwest Airlines, Transat A.T. et WestJet Airlines.

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