Les détenteurs de valeurs bancaires n'ont pas à s'inquiéter de la hausse des taux

*Source : Mes nouvelles Talvest

Tout le monde le sait dans le milieu des placements : quand les taux d'intérêt augmentent, les investisseurs évacuent généralement le secteur bancaire plus rapidement qu'un navire en perdition. C'est purement une affaire de profits. La montée des taux comprime les profits des banques, qui sont contraintes d'offrir des taux de plus en plus élevés aux déposants pour rester concurrentielles. Imaginez ce que deviennent les profits lorsque ces mêmes banques ne peuvent pas facturer immédiatement un taux plus élevé aux emprunteurs en contrepartie. Ils s'effondrent! Personne n'a donc été surpris de voir les valeurs bancaires perdre du terrain au cours des semaines qui ont précédé et suivi la hausse des taux de la Réserve fédérale américaine en juin.

Mais réfléchissons un instant. Ce principe de base est-il logique en considération des facteurs fondamentaux qui sous-tendent actuellement le secteur? Pas vraiment. Selon les analystes, cette réaction traditionnelle n'est peut-être qu'un simple réflexe machinal. Voici pourquoi :

  • Expansion des services sur honoraires, moins sensibles aux taux d'intérêt (p. ex., services de banque d'investissement et de courtage)
  • Nouvelles activités (popularité croissante des services de banque d'investissement et de courtage tandis que les activités de fusion et de placement initial s'intensifient)
  • Diminution du nombre de prêts hypothécaires à taux fixe (avec les prêts hypothécaires à taux variable, les banques peuvent facturer davantage et accroître leurs profits lorsque les taux montent)
  • Couverture des prêts existants contre la hausse des taux (qui atténue la compression des profits)
  • Portefeuilles de prêts commerciaux avantagés par la montée des taux (prêts à taux variable accordés aux entreprises)
  • Popularité croissante des comptes ne portant pas d'intérêt (aucune réduction du profit)
  • Raffermissement de l'économie (qui devrait stimuler la demande pour les emprunts, réduire les radiations pour mauvaises créances et, par contrecoup, faire monter les profits)

En fin de compte, les analystes pensent que bon nombre d'institutions réaliseront des profits très raisonnables. Objectivement, leurs bénéfices devraient augmenter parallèlement aux taux.

La diversification joue un rôle important lorsqu'il s'agit de neutraliser l'impact de la hausse des taux. Jugez par vous-même : les banques dégagent généralement jusqu'à 40 % de leur bénéfice des services de banque d'investissement, de gestion d'actif et d'assurance. Dans de nombreuses grandes institutions financières, ces activités pourraient représenter plus de 50 % du revenu total.

Conclusion? Les détenteurs de valeurs bancaires n'ont pas à s'inquiéter de la hausse des taux. Au contraire. En effet, bon nombre d'institutions financières ne sont désormais plus vulnérables à la montée des taux d'intérêt; elles peuvent en réalité tirer profit du durcissement des politiques monétaires. Ce n'est pas le moment de quitter le secteur.

Voici quelques titres de ce groupe : BankAmerica, Banque de Montréal, Bank of New York, Banque de Nouvelle-Écosse, Banque One, Bb&T, Banque Canadienne Impériale de Commerce, Banque Canadienne de l'Ouest, Citigroup, Comerica, Fleetboston Financial, Fifth Third Bancorp, Golden West Financial, JP Morgan Chase, KeyCorp, Banque Laurentienne du Canada, MBNA, Banque nationale du Canada, National City, Société de fiducie du Nord, PNC Bank, Banque Royale du Canada, SouthTrust, SunTrust, State Street Boston, Banque Toronto-Dominion, US Bancorp, Wachovia, Wells Fargo et Washington Mutual.

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