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précautions à prendre avant d'investir dans les compagnies
qui font leur premier appel public à l'épargne
* Source : Livre
: «Investir
dans les titres de petites entreprises»,
écrit par André Gosselin, aux éditions Transcontinental.
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André Gosselin et pour découvrir ses 7 volumes de la série
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Les
compagnies qui font leur premier appel public à l’épargne
constituent des placements très risqués. Que
ce soit aux États-Unis ou au Canada, les titres PAPE affichent
un rendement boursier inférieur de 50% à celui du marché
au cours des 5 premières années de leur existence. Cependant,
il est possible d’obtenir des gains intéressants grâce
aux valeurs nouvellement introduites |
en Bourse, dans la mesure
où l’on connaît bien les conditions et les facteurs qui
interviennent dans le rendement de cette catégorie de titres. Une
stratégie intelligente et rigoureuse d'investissement dans les premiers
appels à l'épargne peut se résumer par les 13 recommandations
suivantes:
- Si vous misez sur
un gain rapide, les premières émissions d'actions dont
le prix d'offre et le nombre d'actions à écouler sont
révisés à la hausse constituent les meilleurs choix;
- Tentez d'obtenir
les actions d'un premier appel public à l'épargne au prix
d'offre des courtiers preneurs, sinon n'achetez pas le titre dès
les premiers jours de cotation à la Bourse;
- L’émission
d'actions ne doit pas seulement servir à enrichir les actionnaires
actuels ou à éponger des dettes; les capitaux récoltés
par l'appel à l'épargne doivent servir aux fins de croissance
de la compagnie ou pour des acquisitions;
- Misez
sur des entreprises qui ont au moins une dizaine d'années d'existence
et qui affichent une croissance régulière des bénéfices
et des ventes supérieures à la moyenne;
- La taille de l'entreprise
étant un facteur important, recherchez à les titres qui
ont ou auront une capitalisation boursière d'au moins 50 millions
de dollars;
- Assurez-vous
que l'émission d'actions est pilotée par une grande firme
de courtage, possédant un service de recherche, ayant
de gros clients institutionnels et jouissant d'un grand prestige dans
le milieu;
- N'oubliez pas
que les compagnies qui sont soutenues par des investisseurs institutionnels
avant leur émission publique d'actions ont un rendement de 44,6
% au cours des 5 premières années d'existence à
titre de société ouverte, alors que celles qui n'ont pas
profité de ce type d'appui financier ont un rendement de 22,5
% pour 5 ans;
- Rappelez-vous
que la compagnie introduite en Bourse ne doit pas dépendre seulement
d'une poignée de gros clients ou de quelques fournisseurs;
- La concurrence
dans l'industrie ne doit pas être trop féroce ou sauvage,
et l'entreprise doit avoir un créneau propre;
- Le prix d'offre
des actions doit représenter une réelle aubaine par comparaison
aux entreprises du même type;
- La rémunération
des gestionnaires doit être raisonnable, et une bonne
part des revenus de ceux-ci doit provenir d'options sur les actions
de la compagnie;
- Les facteurs de
risque énoncés dans le prospectus ne doivent pas être
trop nombreux et complètement décourageants dès
la première lecture;
- Rappelez-vous
que les premières émissions d'actions nées de réorganisations
importantes des entreprises (BCE au sein de Nortel par exemple, ou AT&T,
au sein de Lucent) sont généralement beaucoup plus lucratives
que les émissions d'actions de petites sociétés.
Pour consulter
les chroniques précédentes "Les meilleures stratégies",
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