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Les principes de gestion qui guident Warren Buffett peuvent s’énoncer en trois questions principales Livres de a sur les titres de valeurs
La rationalité de la direction La rationalité de la direction est reconnaissable à la façon dont elle gère la répartition du capital ou, si vous préférez, ce qu'elle veut faire avec les profits. Lorsqu'une entreprise est en pleine croissance, elle se pose peu de questions quant à ses profits: elle en a besoin pour croître et elle va même jusqu'à emprunter ou à émettre des actions pour financer sa croissance. Quand, par contre, l'entreprise entre dans une phase de maturité où sa croissance est moins rapide, elle doit prendre des décisions importantes quant à ses bénéfices excédentaires : les réinjecter dans l'entreprise, diversifier les activités, faire des acquisitions, en remettre une partie aux actionnaires sous la forme de dividendes ou sous la forme de rachats d'actions, etc. Une direction sera rationnelle en réinvestissant ses profits si de tels placements donnent des rendements supérieurs à la normale et au coût du capital. Si elle conserve les profits en ne pouvant pas assurer un rendement supérieur à Ia moyenne, elle se conduit de façon irrationnelle. La compagnie qui achète la croissance par des acquisitions ne fait peut-être pas un bon geste : une politique de dividende ou de rachat d'actions serait probablement plus appropriée. Un dividende modeste, qui représente de 5 % à 15 % des profits d'exploitation, peut constituer un bon début; avec un taux variant entre 40 % et 50 % des profits, on aura atteint le taux moyen de l'industrie américaine. Si les actions de la compagnie se vendent sous leur valeur intrinsèque, la décision la plus judicieuse pour la direction, et la plus rentable pour les actionnaires, serait peut-être de racheter des actions. Entre 1975 et 1991, la Washington Post Company racheta près de 43 % de ses actions en circulation. On ne sait trop si Buffett est pour quelque chose dans cette politique, mais, manifestement, ce type de décision lui plaît. Tout au long des années 1980, WPC génèra beaucoup plus d’argent qu’elle n’en avait besoin pour croire. Rendre l’argent aux actionnaires était un choix très sage et directement dans la ligne de la philosophie de Buffett.
Lorsqu’une entreprise n’arrive pas à fournir un bon rendement sur les bénéfices réinvestis, Buffett lutte énergiquement pur que ces bénéfices soient retournés aux actionnaires. En ce sens, il est l’un des meilleurs défenseurs des intérêts des actionnaires au sein des conseils d’administration, et son influence se fait lourdement sentir. Un autre aspect de la rationalité d’une équipe de direction est sa capacité de réaliser les objectifs qu’elle se fixe. Une façon simple de vérifier; en partie du moins, consiste à lire les rapports annuels en remontant à quelques années en arrière. On compare ensuite ces bonnes intentions et ces beaux projets avec la situation récente de l’entreprise.
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