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Philip Fisher ou l'investisseur enquêteur Quelles sont les grandes questions générales que l'investisseur doit poser à tous les individus concernés de près ou de loin par les activités d'une entreprise. Philip Fisher nous en donne exactement quinze qui constituent le cur de sa stratégie d'investissement.
Ces 15 questions sont généralement tout ce que les lecteurs et commentateurs de la pensée de Fisher ont retenu de ses écrits. Pour cette raison, elles ont leur importance car des milliers d'investisseurs américains les ont suivies à la lettre. À les lire attentivement, on comprend pourquoi Fisher parlait de cette attitude de journaliste d'enquête que l'investisseur doit avoir. Comment connaître autrement la détermination de la direction d'une compagnie à développer de nouveaux produits pour maintenir la croissance d'une compagnie (point 2)? Comment, sans cette perspective d'enquête sur le terrain, savoir quels sont les efforts de la direction pour investir dans la recherche (point 3), pour augmenter la marge bénéficiaire (point 6), pour développer ses bonnes relations avec le personnel (point 7), pour susciter la motivation et la complémentarité chez les cadres (point 8), ou pour assurer la relève (point 9)? Comment juger de l'honnêteté et de la franchise de la direction (point 14), ou de son intégrité (point 15), sans questionner de nombreux individus concernés et autres observateurs impliqués? On se rend compte que la stratégie de Philip Fisher suppose pour les trois quarts une approche qualitative, et pour un quart une approche quantitative ou comptable. De plus, c'est un investisseur de type "buy and hold", qui achète toujours un titre dans le but de le conserver le plus longtemps possible dans son portefeuille. Par exemple, Fisher a été un des premiers investisseurs à acheter des actions de la compagnie Motorola lors de son inscription en Bourse en 1957. Après plus de 42 ans, il possède toujours du "Motorola" dans son portefeuille, ce qui lui a permis de réaliser un rendement moyen de près de 15% par année. Autre particularité de Fisher: il est ce qu'on peut appeler un "focus investor", c'est-à-dire un investisseur qui concentre son portefeuille dans moins d'une dizaine de titres. Investir à long terme, rechercher des compagnies dirigées par les meilleurs gestionnaires et adopter une approche de concentration du portefeuille: on reconnaît bien ici l'essentiel de la philosophie de Warren Buffett, l'élève le plus célèbre de Fisher. L'approche de Philip Fisher n'est donc pas accessible au commun des investisseurs, elle est très difficile d'application, même pour la plupart des investisseurs professionnels. La seule façon en fait pour l'investisseur individuel d'exploiter ce type d'approche est de dénicher un gestionnaire de fonds communs qui semble appliquer, avec succès, cette méthode de placement. Le Groupe de fonds
AIC, le Fonds d'actions canadiennes à faible capitalisation
Talvest et le gestionnaire Giverny Capital sont des gestionnaires
canadiens qui utilisent plusieurs des critères ci-haut mentionnés
pour leur gestion de portefeuilles. Pour consulter
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