Opinions de stratèges et gestionnaires sur les marchés boursiers

• Selon Nick Majendie, Nortel aura un prix cible de 6.47$ à la fin 2004.
• Selon William Sterling, on peut s’attendre, à nouveau, à un profil d’expansion articulée autour de l’investissement.
• Selon Jean-Luc Landry, On pourrait être au début d’un long « bull market »


Opinion de Nick Majendie; gestionnaire privé indépendant d’actions canadiennes de Cannacord dont la Valeur ajoutée moyenne des rendements sur leur indices de références est de 9,5% par année depuis l’année 2000.

  • Nous avons aussi insisté sur le fait que la principale leçon à tirer des événements 1982-
    1983 résidait dans la courte durée et le peu d’importance des replis.
  • Prix cible pour Nortel a 6.47$ a la fin 2004

En se basant sur des revenus révisés de 11 milliards de dollars US pour l’an prochain, une marge
bénéficiaire brute de 45,5%, des dépenses projetées en 2004 de 15,4% des revenus pour les frais de ventes, frais généraux et administratifs, et de 17,4% pour la recherche et développement, nous évaluons le BPA à 0,20 $US et 0,28 $CAN. Concernant l’évaluation de l’entreprise, nous croyons fermement que les investisseurs feraient bien de tenir compte principalement des revenus et des cours-bénéfices (et non des ratios des ventes sur le cours de l’action comme durant la période 1999-2000). Excluant 1993 – année de pertes- le multiple moyen du cours-bénéfices de Nortel s’est élevé à 20,6 de 1990 à 1998, et à 23,1 de 1994 et 1998. Considérant le redressement du BPA qui stagnait à des faibles niveaux, il serait plus approprié d’utiliser le ratio cours-bénéfices de 23,1.
En imputant ce multiple au BPA anticipé 2004 de 0,28 $CAN, nous obtenons un cours cible pour la fin 2004 de 6,47$. Nous nous repositionnerions au niveau du marché sur Nortel à un cours de 5,18$ afin de bénéficier de gains éventuels de l’ordre de 25%. Nous passerions à une surpondération sur Nortel si les gains potentiels atteignaient 35%, à un prix d’entrée de 4,79$ ou mieux.

• Selon nous, le dollar US augmentera ou du moins ne baissera pas d’ici un an, du fait que l’économie américaine demeure le fil conducteur de la reprise mondiale, et que le marché américain se comporte bien et aide à attirer au pays des capitaux de placement. Par ailleurs, nous croyons que les taux d’intérêt – qui enregistrent des bas records- et les réductions d’impôt incitent efficacement les Américains à acheter des maisons, des autos et autres articles. Cela signifierait que la croissance actuelle se fait au détriment de la croissance future, semant les graines du prochain ralentissement (ou de la prochaine récession ou du prochain marché baissier) au cours duquel le déficit du compte courant sera plus difficile à financer. C’est ce genre d’environnement que nous envisageons pour 2005 et 2006, lequel pourrait bien entraîner une baisse du dollar américain et insuffler beaucoup de vigueur aux titres aurifères.

Opinions de William Sterling; Chef principal des placements CI Global Advisors LLP

Les grandes lignes de son bulletin mensuel

  • Nous continuons de croire que les taux d’inflation et d’intérêt demeureront faibles tout au long de la décennie, mais à notre avis, ils ont atteint leurs creux cycliques en juillet dernier.
  • Nous continuons de croire que les taux d’inflation et d’intérêt demeureront faibles tout au long de la décennie, mais à notre avis, ils ont atteint leurs creux cycliques en juillet dernier.
  • L’essor remarquable de nations telles que la Chine et l’Inde favorise grandement la réduction des pressions inflationnistes ailleurs dans le monde.
  • Les gains de productivité restent impressionnants.
  • On peut donc s’attendre à nouveau à un profil d’expansion articulée autour de l’investissement.
  • Du côté du prix des actions, les gains seront davantage tributaires de la croissance des bénéfices que de l’expansion des ratios cours-bénéfice.
  • 8 industries seront favorisées par la démographie : résidences secondaires, véhicules récréatifs, séjours de villégiature et croisières, matériel médical, résidences et soins pour personnes âgées, appareils auditifs, frais d’études supérieures et l’immobilier bas de gamme.
  • 10 industries qui ne seront pas favorisées par la démographie : Garderies, vêtements pour les enfants, Matériel de terrains de jeu et de jouets, bicyclettes, bière, Matériel de sports d’hiver, billets pour les événements sportifs, Déménagement et entreposage, prêts hypothécaires.

Pour consulter la chronique complète de William Sterling, veuillez cliquer ici

Les investisseurs reprennent-ils goût dans les fonds communs de placement?

Dans une émission récente des Affaires et La vie du 6 septembre 2003, Monique Lapointe explique que la période sombre des fonds communs semble révolue. En effet, selon les données préliminaires de l’Institut des Fonds d’Investissement du Canada, en août dernier, les ventes des fonds communs ont été supérieures aux rachats. De plus Morningstar indique qu’en juillet, le rendement de la majorité des fonds communs a été positif.

En entrevue, le gestionnaire Jean Luc Landry Président de Landry Morin explique que les investisseurs reprennent goût à ce mode d’investissement après s’être aperçus de la reprise de la Bourse depuis 1 an. Les bonnes statistiques économiques nourrissent cette tendance de telle sorte que l’on pourrait être au début d’un long « bull market » mais avec, bien sur, des corrections normales. Tout un entraînement d’optimisme favorise actuellement cette tendance.

Cependant pour le commun des mortels, c’est presque impossible de battre le marché. Ainsi pour 90% des investisseurs, il vaut mieux investir dans les fonds indiciels d’actions, une approche d’investissement qui permet de faire le même rendement que le marché boursier. De plus, c’est facile, peu dispendieux et efficace. Selon Landry, cette méthode d’investissement permet de battre les rendements de 50% à 60% des gestionnaires de portefeuilles
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Pour écouter le reportage de Radio-Canada.ca de l’émission
Les Affaires et la Vie