Opinions de stratèges et gestionnaires sur les marchés boursiers

Pourquoi le prix du pétrole est-il élevé? / Une hausse prévisible, de 25% à 30% sur 12 mois, des bourses selon Nick Majendie et William Streling

Opinion de Nick Majendie; gestionnaire privé indépendant d’actions canadiennes de Cannacord dont la Valeur ajoutée moyenne des rendements sur leur indices de références est de 9,5% par année depuis l’année 2000.

Perspectives sur les économies américaine et mondiale

Nous croyons que si les économies américaine et mondiale devaient nous étonner, elles nous offriraient probablement des résultats à la hausse. Pourquoi pensons-nous ainsi ?

L’indice hebdomadaire le plus récent du ECRI affiche une hausse de 13,2 %, son dix-neuvième gain hebdomadaire consécutif. Ce pourcentage de 13,2 % représente également le taux de croissance le plus rapide enregistré depuis vingt ans -août 1983.

À notre avis, l’augmentation de cet indicateur avancé n’est pas une coïncidence. Cette période (début des années 80) de forte croissance de l’indice ressemble à celle actuelle, en ce sens que la liquidité dans le système financier est présentement la plus importante depuis la fin de l’été 1982. Comme en 1983-1984, il semble bien que la croissance économique à venir sera forte. Cette fois-ci, la politique d’assouplissement monétaire s’accompagne d’un assouplissement des mesures fiscales.

Nous évaluons à environ 4 % la croissance du PIB réel américain, au cours des trois ou quatre prochains trimestres.

En résumé, nous sommes d’avis que, d’ici la fin de 2003 et en 2004, les économies américaine et mondiale offriront de meilleurs résultats que la plupart des observateurs le suggèrent. Cette opinion corrobore notre optimisme à l’effet que les marchés boursiers nord-américains enregistreraient des gains supplémentaires de 25 % à 30 % au cours des 12 à 18 prochains mois, en dépit du risque d’une correction modeste dans les deux mois qui viennent.

Notre stratégie de gestion actuelle reflète cette situation. Le portefeuille d’actions canadiennes et la portion « actions » du portefeuille équilibré canadien affichent une surpondération sur les secteurs économiquement sensibles ou cycliques du marché. À titre d’exemple, notre pondération dans le portefeuille d’actions canadiennes s’élève à 37,7% sur les industries cycliques ou de ressources naturelles (mines et métaux, or, pétrole et gaz naturel, pâtes et papiers) vs une pondération de 27,0% pour le TSX ; tandis que notre pondération sur les secteurs sensibles aux taux d’intérêt se situe à 25%, comparativement à 41,6% pour le TSX.

Changements dans les portefeuilles

Notre stratégie a consisté à effectuer des prises de profit graduelles sur les quatre autres banques principales.

Opinions de Wiliam Sterling; Chef principal des placements CI Global Advisors LLP

Les rendements des bons du Trésor américain de 10 ans ont connu une hausse marquée, passant de 3,1 % à 4,5 %, mais celle-ci était simplement une suite logique aux dégringolades de ces rendements en mai et en juin.

Nous croyons que la reprise attendue de l’économie mondiale surviendra au cours du deuxième semestre de l’année en cours.

Si nos prévisions s’avèrent exactes, les bonnes nouvelles au sujet des bénéfices des sociétés devraient constituer le principal stimulant pour les marchés des actions au cours de la prochaine année.

Les bénéfices des sociétés pourraient causer des surprises parce ce que :

  1. Les stimulants fiscaux et monétaires actuellement mis en œuvre, l’économie devrait se redresser avec un taux de croissance des revenus totaux se situant entre 5,5 % et 6,0 %.
  2. La chute marquée des taux d’intérêt à court terme et des rendements des obligations d’entreprises au cours des derniers trimestres a considérablement diminué la portion intérêts des frais des sociétés.
  3. Les marges bénéficiaires sont actuellement faibles, elles peuvent nettement être améliorées de sorte que la croissance des bénéfices devrait largement dépasser la croissance des revenus totaux lors des prochains trimestres. Une modeste augmentation des marges à 12 % signifierait une forte croissance des bénéfices de l’ordre d’au moins 15 % par année.

Une hausse prévisible de 30% de l’indice S&P 500 pour les 12 prochains mois

Si les bénéfices d’exploitation du S&P 500 pouvaient gagner un autre 15 % au cours des 12 mois suivants, les bénéfices futurs au milieu de l’année suivante devraient atteindre environ 65,10 $. De plus, si les rendements des obligations se stabilisent comme nous le prévoyons à moins de 5 %, un ratio cours/bénéfice de 20 serait envisageable (selon le modèle de la Fed). Cela signifierait que la valeur du S&P 500 atteindrait environ 1300 – soit 30 % au-dessus de son niveau actuel.

Pour consulter la chronique complète de William Sterling, veuillez cliquer ici

Pourquoi le prix du pétrole demeure-il élevé? Selon William André Nadeau d'Orientation Finance et selon une entrevue à Radio-Canada de Antoine Ayoud

Investir une portion raisonnable de son portefeuille dans le secteur énergétique.

Le prix du pétrole brut se maintient au dessus du seuil de 30 $ depuis la fin de la guerre en Irak. Le gouvernement américain, tout comme la plupart des économistes, s’attendait à un prix se situant entre 22 $ et 30 $. Les recherches de Merill Lynch ont démontré qu’un prix du pétrole inférieur à 26$ à un effet stimulant pour l’économie. En effet, quand le prix de l’essence baisse, le consommateur a plus d’argent dans ses poches pour consommer. Un prix du pétrole élevé ne fait pas que des malheureux dans les pays occidentaux, toute l’industrie de l’énergie en est bénéficiaire. De nombreuses études et commentaires des experts en énergie anticipent que les titres boursiers en énergies bénéficieront d’une demande accrue au cours des prochaines années. Le prix de l’électricité se vend trop bon marché dans le nord des États-Unis et devrait subir une hausse substantielle pour satisfaire une meilleur structure du réseau de distribution de l’électricité.

En 2003, un coût élevé de l’énergie n’est pas nuisible à l’inflation, car des économies à faible croissance, comme c’est le cas depuis 2 ans, engendrent plutôt des risques de déflation. Une hausse du coût de l’énergie aide à maintenir un rythme d’inflation plus élevé et donc favorable, car la déflation est nuisible. Toutefois, en 2004, si le rythme de croissance économique s’avèrerait plus élevé (+ de 3%), le coût de l’énergie aurait avantage à baisser. La production pétrolière devrait, en autres, augmenter. Des obstacles sont à l’horizon en Irak et au Nigeria. Ces obstacles auront certainement de l’influence sur le cours des bourses en général. Le tableau de L’environnement boursier publié par Orientation Finance, a un sous-indicateur qui tient compte du prix du pétrole, cet indicateur est neutre actuellement et pourrait redevenir défavorable si ce prix se maintient entre 30$ et 35 $ au cours des 12 prochains mois.

Orientation Finance considère que les investisseurs devraient pondérer une portion de leur portefeuille dans des titres en énergie. Le prix du pétrole ne restera pas à 30,00 $, il devrait descendre si les conditions de l’approvisionnement sont favorables.

Nous vous invitons à écouter le reportage, de l’émission Les Affaires et la Vie sur le prix du pétrole, avec Antoine Ayoud.

Les grandes lignes du reportage

Les facteurs d’un prix élevé du pétrole sont;

  1. Les tensions au Venezuela et au Nigeria.
  2. La baisse des stocks stratégiques.
  3. L’irak ne reprend pas sa production normale à cause de l’insécurité au pays, et des problèmes de financement des infrastructures reliées à l’éléctricité. Tous ces problèmes augmentent la dépendance des États-Unis aux pétroles Saoudiens.
Pour écouter le reportage de Radio-Canada.ca de l’émission
Les Affaires et la Vie

Pour connaître l’évaluation d’Orientation Finance de Encana, Boralex, PetroChina, PetroCanada, Enbridge, Baytex