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Philosophie de gestion des principaux portefeuilles servant à la sélection du deuxième filtre :

Portefeuille modèle " Valeurs-en-momentum canadien "

Les stratégies d'investissement appelées "momentum" ont connu un rendement assez extraordinaire aux États-Unis et au Canada ces 20 dernières années. Plusieurs études universitaires ont d'ailleurs confirmé les rendements supérieurs à la normale générés par ce type de stratégie.

Mais attention! Il ne s'agit pas d'acheter des actions hors de prix ou avec des ratios boursiers astronomiques (cours/bénéfices, etc.). Notre approche consiste à sélectionner des titres qui représentent encore des aubaines intéressantes par rapport à la moyenne du marché.

Comme le dit son nom, l'approche momentum mise sur les titres qui ont la faveur du marché, c'est-à-dire sur les actions qui ont connu une très forte appréciation de leurs cours boursiers lors des derniers mois. Il s'agit d'investir dans des titres qui peuvent avoir réalisé un rendement de 50%, 100%, 200% et même plus lors des 12 derniers mois.

Bien sûr, il ne s'agit pas d'espérer autant pour les mois à venir, mais simplement de profiter de la vague et de savoir se retirer à temps avant qu'elle ne casse, c'est-à-dire au bout de 6 à 12 mois environ.

La recherche académique des dix dernières années est unanime à reconnaître que les titres qui ont connu la plus forte appréciation de leurs cours boursiers lors des 6 à 12 derniers mois ont tendance à battre le marché pour les 6 à 12 mois suivants. Et cette observation est aussi valable pour les pays européens que pour le Canada et les États-Unis.

Grâce au critère de valeur, l'investisseur s'assure de mettre la main sur des titres qui ne sont pas hors de prix et qui constituent encore de bonnes aubaines, même si leurs cours ont augmenté considérablement lors de la dernière année.

Comme le succès de la stratégie valeurs-en-momentum repose sur une sélection de titres qui ont connu une forte appréciation de leurs cours boursiers lors des 12 derniers mois, Orientation Finance vous propose un nouveau panier d'actions à chaque mois afin de tenir compte des changements sur le marché boursier. Ainsi, vous avez droit à un panier d'actions qui respecte le mieux nos critères de sélection au moment présent.

Voici les principaux critères qui nous ont servi à sélectionner les titres de ce portefeuille :

  1. Les compagnies retenues doivent avoir une capitalisation boursière supérieure à 250 millions de dollars canadiens; et des bénéfices d'au moins 1 million de dollars; .
  2. Un multiple cours/valeur comptable de moins de 4;

  3. Une croissance du chiffre d'affaires de 5% par année lors des 3 dernières années;
  4. Une croissance des bénéfices de 5% par année lors des 3 dernières années;
  5. De toutes les compagnies qui respectent ces exigences, nous avons sélectionné les 20 titres qui ont connu la plus forte croissance de leurs cours boursiers lors des 12 derniers mois, en respectant une exigence fondamentale : pas plus de 2 compagnies dans un même secteur industriel.

Portefeuille modèle " Valeurs-en-momentum américain "

Pourquoi l'indice S&P 500 fait mieux que 80 % des gestionnaires de fonds de placement? Parce que c'est une stratégie entièrement mécanique, disciplinée et constante qui mise sur les 500 plus grandes corporations américaines. L'approche indicielle (sur le S&P 500 ou sur un autre indice) ne change pas d'idées et de stratégies en cours de route; elle ne se laisse pas influencer par les émotions, les modes et les opinions du moment.

Le nouveau champion de cette philosophie d'investissement aux États-Unis s'appelle James O'Shaughnessy. On le décrit comme l'un des grands quantitativistes et statisticiens des marchés boursiers des dix dernières années. À 37 ans déjà, il avait publié les trois ouvrages qui allaient faire de lui une des références mondiales en investissement .

O'Shaughnessy est un quantitativiste qui prône des stratégies simples et mécaniques d'investissement, mais qui ne se contente pas des seuls indices boursiers comme véhicules de placement.

Par exemple, une de ses stratégies préférées consiste en une sélection de titres qui procède par trois étapes, à l'aide des bases de données boursières.

  1. Choisir d'abord toutes les entreprises qui ont réalisé des bénéfices positifs lors des cinq dernières années;
  2. Retenir ensuite celles ayant un ratio cours/ventes annuelles inférieur à 1,5;
  3. Enfin, identifier dans ce groupe les 25 ou 50 titres qui ont connu la meilleure performance de leurs cours boursiers lors des 12 derniers mois
Vous conservez ce portefeuille durant exactement un an. À la fin de l'année vous refaites le même exercice, afin d'identifier et de conserver dans votre portefeuille que les compagnies qui répondent à ces trois critères.

O'Shaughnessy croît que les meilleures stratégies combinent à la fois un critère de valeur et un critère de croissance (notamment le momentum des prix) Vous obtenez alors le meilleur des deux mondes.

Grâce au critère de valeur, l'investisseur s'assure de mettre la main sur des titres qui ne sont pas hors de prix et qui constituent encore de bonnes aubaines, même si leurs cours ont augmenté considérablement lors de la dernière année. L'appréciation des cours du titre lors des 6 ou 12 derniers mois annonce déjà un regain d'intérêt de la part des investisseurs. Dénicher de bonnes aubaines est une chose, mais dénicher des aubaines qui commencent à être reconnues par plusieurs investisseurs est encore mieux.

Nous recherchons d'abord des titres qui sont prévus pour avoir une forte croissance de leurs bénéfices lors de la prochaine année et aussi des cinq prochaines années. Toutefois, leurs multiples cours/bénéfices actuels sont moins élevés que ceux anticipés par les analystes pour les cinq prochaines années. De ce groupe, nous choisissons les titres qui ont connu une très forte appréciation de leurs cours boursiers lors des six derniers mois. À ces critères principaux, nous ajoutons une série de critères secondaires, nous permettant de privilégier des compagnies qui réalisent des profits supérieurs aux attentes des analystes, qui font l'objet de transactions d'initiés encourageantes et dont la volatilité de l'action en bourse est beaucoup moins élevée que leurs concurrents.

Portefeuilles modèles " Dividende Plus Canada " et "Dividende Plus USA"

L'approche du nouveau portefeuille "Dividende Plus Canada" lancé le 4 mai 2004 mise sur des titres qui offrent à leurs actionnaires des bons dividendes et qui se sont engagées dans un programme de rachat d'actions. Ces deux facteurs, appelés dans leur combinaison le « shareholder yield », permettent d'identifier les vraies bonnes valeurs sur le marché et, surtout, les compagnies qui n'hésitent pas à redistribuer une bonne part de leurs profits aux actionnaires. Ce portefeuille de style valeur est à conserver. Il est recommandé de suivre la mise à jour mensuelle des titres sélectionnés afin de transiger certains titres, le cas échéant.

Dans leur enthousiasme pour la nouvelle économie et les titres de haute technologie, les investisseurs ont eu tendance ces derniers dix ans à négliger les actions à dividendes élevés. Pire encore : ils ont cru, à tort, que les entreprises qui réinvestissaient tous leurs profits dans leur croissance étaient le meilleur endroit où placer leur argent.

Pourtant, toutes les études réalisées jusqu'à ce jour concordent sur un point : les entreprises qui versent régulièrement un bon dividende génèrent un meilleur rendement pour leurs actionnaires que celles qui offrent peu ou pas de dividende. Pas seulement à cause du dividende. Elles sont plus lucratives pour leurs actionnaires parce qu'elles connaissent, à long terme, une meilleure croissance de leurs bénéfices que les entreprises qui n'offrent pas de dividendes.

Notre méthode de sélection s'inspire en bonne partie de la stratégie des Dogs du Dow Jones, à laquelle s'ajoutent d'autres critères de sélection tels les recommandations des analystes et le ratio dividende par action/profit par action. Nous vous recommandons de conserver ces titres pour une période d'au moins 12 mois. Afin de tenir compte des changements sur le marché boursier, un nouveau portefeuille composé de 10 titres canadiens et 10 titres américains est proposé à chaque mois aux nouveaux investisseurs.

L'avenir des actions à dividendes

Les dividendes versés par les entreprises à leurs actionnaires constituent un élément important de l'évaluation des titres cotés en bourse. En fait, les actions que vous détenez dans votre portefeuille ont une valeur parce qu'elles vous promettent une redistribution des profits et des versements réguliers en argent. Plus élevée est la promesse de dividendes futurs, plus grande est la valeur des actions.

Malheureusement, les dividendes ne sont plus ce qu'ils étaient. Pour toutes sortes de raisons, les dirigeants des compagnies publiques préfèrent désormais conserver une plus grande part des profits afin de les réinvestir dans les activités courantes ou dans les acquisitions. C'est pourquoi nous avons ajouté cet important critère qu'est le programme de rachat d'actions.

Cette forme de redistribution des profits est non seulement plus avantageuse fiscalement pour les actionnaires, mais elle est aussi plus souple et moins contraignante pour les dirigeants. Dès lors qu'une entreprise décide de verser un dividende, elle ne peut plus tellement revenir en arrière. Les investisseurs s'attendent, d'année en année, à une augmentation du dividende.

Il en va autrement avec un programme de rachat d'actions : la mesure peut durer une année ou deux, le temps de faire profiter tous les actionnaires d'une baisse injustifiée du cours de l'action. Pas étonnant, dans ces conditions, de voir depuis 1995 les entreprises du S&P 500 répartir une plus grande portion de leurs profits sous forme de rachats d'actions plutôt que sous forme de dividendes.

Dividendes et profits

Le résultat est que le rendement en dividende sur les actions n'est plus aussi intéressant qu'avant. Si on ajoute à cela le prix encore très élevé des actions (même après deux années consécutives de rendements négatifs), force est alors d'admettre que les bonnes stratégies d'investissement qui misent sur les rendements en dividende ne courent pas les rues

En 1950, par exemple, le rendement en dividende moyen des compagnies qui forment l'indice Standard & Poor's 500 était de 7,2%. En 1960 et 1970, il était de 3,35% et 3,41% respectivement. En 1980, il remonta à 4,54%, pour redescendre à 3,66% en 1990. Quel est le rendement en dividende des titres du S&P 500 au tournant des année 2000? À peine 1,25%. On est loin de la moyenne de 4,1% pour toute la période de l'après Deuxième guerre.

Le 1er mars 2002, les actionnaires de BCE profitaient d'un dividende de 1,20$ par action. En payant le prix de 34,15$ pour l'action de BCE ce jour-là (prix de clôture), vous obteniez un rendement en dividende de 3,51% (1,20$/34,15$ = 3,51%). Ce rendement est d'autant plus intéressant que la compagnie a réalisé un bénéfice de 2,89$ par action au cours de la dernière année. Autrement dit, un pourcentage raisonnable de 41,5% des profits de BCE sont remis sous forme de dividende aux actionnaires. Il reste assez d'argent pour faire croître la compagnie, et avec elle le prix de l'action.

Transcanada Pipelines avait certes un rendement en dividende plus intéressant que BCE le 1er mars dernier (4,50%), mais il faut bien voir que plus de 70% des profits sont remis aux actionnaires à chaque année. Il reste peu de marge pour croître et faire grimper davantage le prix de l'action. Ainsi, une bonne stratégie d'investissement dans les titres à haut rendement en dividende doit toujours examiner de près la part des profits d'une compagnie qui s'envole en dividende ou en options pour les employés.

Durant les cent dernières année en Amérique du Nord, le dividende a compté pour plus de la moitié dans le rendement total d'un portefeuille d'actions. Ce n'est pas difficile à comprendre : le rendement net d'inflation des titres boursiers canadiens et américains est d'environ 7%, dans lequel il faut compter au moins 3,5% de rendement en dividende.

C'est dire qu'avec un rendement en dividende moyen d'un peu plus de 1% ces années-ci, le gain en capital doit être plutôt substantiel pour que vous puissiez atteindre un rendement total sur vos actions de 7% et plus. Si jamais des rendements aussi faibles sur les dividendes devenaient la norme, la tendance dans la croissance des bénéfices devra augmenter considérablement pour que vous obteniez un rendement total de vos actions proche de la moyenne historique.

La magie des titres à dividende élevé est que l'appréciation requise du cours de l'action sur le marché n'a pas à être très élevée pour procurer un rendement acceptable de 8%. Ainsi, un titre que vous avez acheté à un prix (disons 25$) qui vous permet d'avoir un rendement en dividende de 3%, n'a qu'à grimper à 26,25$ pour vous permettre d'atteindre votre objectif de 8%.

C'est pourquoi notre stratégie consiste à vous offrir, à chaque mois, un panier de titres qui représentent des compagnies solides ayant une croissance sûre, sans nécessairement être spectaculaire.