Les prévisions de l'activité résidentielle sur le marché de la revente sont prolongées jusqu'en 2011
L'Association canadienne de l'immeuble a révisé ses prévisions des ventes résidentielles réalisées par le biais des systèmes MLS(R) des chambres immobilières canadiennes en 2010, pour les prolonger jusqu'en 2011
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OTTAWA, le 8 févr. /CNW/ - L'Association canadienne de l'immeuble a révisé ses prévisions des ventes résidentielles réalisées par le biais des systèmes MLS(R) des chambres immobilières canadiennes en 2010, pour les prolonger jusqu'en 2011.
Grâce à la reprise économique canadienne qui s'est amorcée après la récession, la baisse substantielle inhabituelle des ventes au début de 2009 ne devrait pas se reproduire en 2010. Par conséquent, on prévoit que les ventes annuelles seront bien supérieures aux niveaux enregistrés l'année précédente.
Selon l'ACI, l'activité nationale atteindra 527 300 logements en 2010 : une hausse de 13,3 p. 100 comparativement à 2009. Cela représenterait un nouveau sommet annuel, de 1,2 p. 100 supérieur à l'ancien record enregistré en 2007. Selon les prévisions, les bas taux d'intérêt propulseront les demandes de logements au cours du premier semestre de l'année, et cela accroîtra considérablement les ventes annuelles dans presque toutes les provinces en 2010, notamment en Colombie-Britannique et en Ontario.
On s'attend que les ventes résidentielles demeureront vigoureuses au pays au cours du premier semestre de 2010, grâce aux faibles taux d'intérêt et aux acheteurs d'habitations qui souhaitent éviter la TVH avant qu'elle entre en vigueur en Ontario et en Colombie-Britannique. Au cours du deuxième semestre, l'activité au Canada devrait évoluer à la baisse au fur et à mesure que la demande diminuera, que les taux d'intérêt augmenteront, et que la TVH entrera en vigueur en Ontario et en Colombie-Britannique.
La hausse des taux d'intérêt contribuera à la baisse des ventes à l'échelle nationale en 2011. Les ventes résidentielles devraient chuter de 7,1 p. 100 au pays, à 490 100 logements en 2011, de manière à rejoindre les niveaux rapportés en 2005 et 2006.
"Même si on prévoit que les taux d'intérêt augmenteront, ils auront toujours un effet positif sur l'accessibilité pour plusieurs acheteurs d'habitations qui souhaitent obtenir un prêt hypothécaire et ils continueront à soutenir la demande globale de logements ", a déclaré le président de l'ACI, Dale Ripplinger.
On s'attend que le prix moyen national accusera une hausse de 5,4 p. 100 en 2010, pour atteindre un sommet inégalé de 337 500 $ et qu'on enregistrera des hausses du prix moyen dans toutes les provinces. Le prix moyen continuera à grimper au pays grâce au rebond de l'activité aux échelons supérieurs, surtout en Ontario et en Colombie-Britannique.
On prévoit que le prix moyen, qui se repliera de 1,5 p. 100 à l'échelle nationale en 2011, accusera une hausse modeste dans toutes les provinces sauf en Ontario et en Colombie-Britannique, où l'activité devrait accuser un recul par rapport à l'ensemble du pays. Le décalage noté à l'échelle provinciale comparativement à l'activité globale au pays continuera à fausser les résultats du prix moyen annuel à l'échelle nationale en 2011.
La tendance des prix est comparable à celle du prix moyen MLS(R) pondéré à l'échelle nationale, mais cette dernière est moins spectaculaire. Le prix moyen MLS(R) pondéré à l'échelle nationale compense les fluctuations des ventes à l'échelle provinciale en tenant compte du nombre proportionnel de logements qui appartiennent à des propriétaires privés. Selon les prévisions, le prix moyen MLS(R) pondéré à l'échelle nationale augmentera de 4,8 p. 100 en 2010, et se stabilisera en 2011.
"Compte tenu de l'amélioration du marché financier et de la reprise de l'économie mondiale, il est peu probable qu'en 2010, les ventes résidentielles dégringoleront au même point qu'à la fin de 2008 et au début de 2009", a affirmé l'économiste en chef Gregory Klump.
Les compressions budgétaires, alliées à un dollar canadien vigoureux et à de faibles perspectives d'inflation, laissent présager que les taux d'intérêt augmenteront peu au cours des deux prochaines années, surtout si la relance économique américaine s'avère faible et prolongée", a fait savoir Klump.
"Il faudra du temps avant que la Banque du Canada puisse évaluer l'effet des hausses des taux d'intérêt sur la croissance économique du Canada", a fait savoir Klump. "Parce qu'elle reconnaît le fardeau élevé que représente l'endettement des consommateurs, elle devra mesurer l'effet qu'aura l'augmentation des taux d'intérêt sur la demande intérieure et sur la croissance économique globale. La fluctuation des taux d'intérêt se traduit par un effet retardateur au niveau de l'économie; il sera donc difficile de choisir le bon moment et de savoir jusqu'à quel point augmenter les taux d'intérêt, étant donné que la Banque s'attend que le secteur privé prenne en charge la croissance économique une fois que les mesures incitatives du gouvernement prendront fin", a-t-il ajouté.
"La baisse de l'activité et la reprise des ventes aux échelons supérieurs du marché résidentiel dans les marchés les plus dispendieux du Canada ont fait gonfler le prix moyen au cours du deuxième semestre de 2009 et au début de 2010. Ce secteur de l'activité résidentielle en Ontario et en Colombie-Britannique devrait ralentir au début du deuxième semestre de 2010, ce qui fera ralentir le cours du prix moyen dans ces provinces", a fait constater Klump.
"La tendance à la baisse qu'ont enregistrée les ventes à l'échelle nationale, alliée à l'augmentation du nombre de mandats, rétablira l'équilibre du marché. Bien que les constructeurs se montrent plus enthousiasmés qu'ils ne l'étaient durant le pire de la récession, il est fort probable qu'ils continueront à construire des immeubles en évitant de se lancer dans les risques spéculatifs. Par conséquent, même si d'une part le marché immobilier reprendra l'équilibre, le Canada continuera à éviter la rectification massive de l'offre et la demande de logements avec lesquelles les États-Unis sont aux prises.
REMARQUE : Toutes les statistiques fournies dans le présent communiqué ont été obtenues par suite de l'analyse des systèmes MLS(R) des chambres immobilières à la grandeur du pays.
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