La gestion obligataire d'Orientation Finance, au 31 juillet 2010
Le rendement 2010 de l'indice obligataire est passé de 2,0 % en juin à 2,3 % en juillet. Probabilité d'un rendement entre -1 % et 4 % annuellement en 2010 et 2011
En 2008, notre sélection avait porté sur le fonds indiciel obligataire canadien (XBB-T). En 2009, nous avons privilégié le iShares d’obligations corporatives de première qualité (XCB-T). En octobre 2009, nous avons réduit de 40 % l’investissement dans notre modèle de base XCB pour investir dans l’indice obligataire gouvernemental court terme (XSB-T).
Au 29 décembre 2009, nous avons encore réduit notre position dans l’indice XCB-T au profit des liquidités. Voici le portrait actuel du modèle de base obligataire:
40 % XSB-T (indice obligataire court terme)
30% XCB-T (indice obligataire corporatif de première qualité)
30 % liquidités
À moins que les tendances économiques ne changent, nous n’anticipons pas de modifications à court terme de ces trois positions.
Nous sommes peu confiants sur les rendements futurs du marché obligataire, nous estimons que le rebond de juin est passager et que la volatilité des marchés des 2 derniers mois en est responsable. Les rendements élevés des derniers trimestres étaient tributaires de la crise financière. Des écarts irraisonnés entre les taux à long et court terme ont permis de saisir des opportunités de gains en capital dans ce marché ce qui arrive habituellement une fois aux 15 ans. La récente situation ne se répétera pas de sitôt à moins qu’une autre crise ne se produise dans les prochaines années.
Rendement de la sélection depuis 2008
2008: +6,2 %
2009: +13,5 %
2010: +2,3 %
Historique de la compostion de l'indice obligataire ORF
2008 (6 mois): XBB-T
2009 jusque octobre: XCB-T. D'octobre à décembre: 60 % XCB-T/40 % XSB-T. À compter du 29 décembre: 30 % XCB-T/40 % XSB-T/30 % liquidités
Explications sur la philosophie de gestion obligataire d’Orientation Finance
La méthode utilisée par Orientation Finance en gestion obligataire est simple, stratégique et efficace.
Il est très difficile pour un gestionnaire obligataire de réaliser une valeur ajoutée sur des indices obligataires de référence selon les compilations répertoriées. Pour cette raison, notre philosophie de gestion consiste à profiter des opportunités offertes à la suite d’événements mondiaux importants comme ce fut le cas lors de la crise financière. Nous espérons obtenir, grâce à cette méthode de gestion, une valeur ajoutée pour nos clients. Les événements exceptionnels sont rares et ne se produisent qu’une fois aux 10 ans en moyenne.
Nos décisions d’investissement portent sur 3 principaux fonds indiciels obligataires et le marché monétaire.
1- iShares obligataire court terme gouvernemental (XSB)
Nous pouvons investir 100 % dans un de ces 4 placements avec des répartitions diversifiées. Les iShares sont facilement négociables en tout temps et en blocs de transactions sans pénalité d’ajustement.
Notre gestion obligataire nous a incité à acheter pour nos clients l’indice obligataire XBB en 2008 et l’indice corporatif XCB en 2009. En 2008 au fur et à mesure que les taux d’intérêt au Canada baissaient, il était rentable d’acheter un indice obligataire composé principalement d’obligations d’État et de provinces (XBB) afin de bénéficier du gain en capital généré par la baisse des taux. En 2009 nous avons acheté principalement le iShares d’obligations corporatives (XCB) car la baisse des taux d’intérêt n’a commencé qu’au début de l’année. À la fin de l'année 2009, nous avons augmenté notre pondération en liquidités à 30 % devant un marché plus volatile.
William André Nadeau et Jean-Luc Charest
Gestionnaires de portefeuille
Avis aux investisseurs
Le modèle obligataire iShares ORF est récent. Nous appliquons le plus fidèlement possible les recommandations de ce modèle de la gestion courante dans nos comptes de gestion discrétionnaire. Pour différentes raisons, le client peut posséder une stratégie différente pour la gestion obligataire classique où l’investisseur détient des obligations individuelles et non des FNB obligataires.
Pour consulter les chroniques précédentes
"Tactiques obligations devises",